Quelle est la ville la plus peuplée du monde en 2025 (et son nombre d’habitants) ?

Chapô : Le classement des grandes villes a changé. Selon le dernier rapport du Département des Affaires économiques et sociales des Nations Unies pour 2025, c’est Jakarta qui apparaît désormais comme la ville la plus peuplée

Rédigé par : Léonie Marchand

Publié le : octobre 19, 2026


Chapô : Le classement des grandes villes a changé. Selon le dernier rapport du Département des Affaires économiques et sociales des Nations Unies pour 2025, c’est Jakarta qui apparaît désormais comme la ville la plus peuplée du monde, avec près de 42 millions d’habitants dans son aire métropolitaine. Ce basculement modifie la lecture de la démographie urbaine et force à repenser les priorités publiques : infrastructures, transports, gestion des risques naturels et logement. Le changement vient d’une nouvelle méthode de comptage qui distingue villes, villages et zones rurales pour mieux comparer des territoires très différents. Le résultat est net : l’Asie domine le palmarès des mégapoles, Dhaka et Tokyo complétant le podium. À travers des exemples concrets — quotidiennes embouteillages, affaissement des sols, projets de délocalisation de capitale — cet article décrypte pourquoi Jakarta est aujourd’hui la ville la plus habitée et ce que cela implique pour les métropoles mondiales, la croissance démographique et la qualité de vie. Le fil rouge : Amira, navetteuse et mère de deux enfants à Jakarta, sert d’angle humain pour mesurer l’impact des chiffres sur la vie de tous les jours.

En bref :

  • Ville la plus peuplée en 2025 : Jakarta, environ 42 millions d’habitants dans l’aire métropolitaine.
  • Deuxième : Dhaka (~37 millions). Troisième : Tokyo (~33 millions).
  • Changement expliqué par une nouvelle méthodologie ONU qui distingue villes, villages et zones rurales.
  • 33 mégapoles de plus de 10 millions d’habitants en 2025, 19 d’entre elles en Asie.
  • Conséquences : pression sur les infrastructures, risques environnementaux, politiques de décentralisation (ex. projet de nouvelle capitale indonésienne).

Quelle est la ville la plus peuplée du monde en 2025 : Jakarta et son nombre d’habitants

Le rapport des Nations Unies pour 2025 place Jakarta en tête des agglomérations mondiales, avec une estimation d’environ 42 millions d’habitants pour l’ensemble de sa zone métropolitaine. Cette aire inclut DKI Jakarta et la région voisine nommée Jabodetabek, où la densité atteint des valeurs extrêmes dans plusieurs districts. La province centrale de Jakarta dépasse les 11 millions de résidents dans un périmètre relativement restreint, ce qui rend les défis urbains très concrets : embouteillages répétés, transports en commun saturés, inondations fréquentes et affaissement des sols.

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Derrière le chiffre se cache Amira, qui prend chaque matin un réseau de trains et de minibus pour rejoindre son travail. Son trajet illustre deux réalités : la mobilité quotidienne dépend des infrastructures interconnectées entre ville et banlieues, et la croissance démographique se traduit par des trajets plus longs et plus coûteux. Les statistiques population 2025 ne sont pas abstraites ; elles mesurent des heures perdues, des coûts de logement, le recours à des emplois secondaires pour compenser des loyers en hausse.

Pourquoi 42 millions et pas un autre chiffre ? La nouveauté tient à la méthodologie de l’ONU qui combine seuils de population et critères de densité pour définir ce qui relève d’une ville, d’un village ou d’une zone rurale. Cette définition plus granulaire permet de comparer Jakarta à d’autres grandes agglomérations sur des bases semblables, et le résultat montre une aire métropolitaine plus vaste et plus peuplée que ce que d’anciens classements laissaient supposer. Le chiffre de 42 millions ne sert pas à faire peur ; il permet d’orienter les politiques publiques vers des solutions adaptées à une population concentrée.

Prise de position : la reconnaissance de Jakarta comme ville la plus habitée est utile car elle place enfin la pression médiatique et politique sur des besoins concrets : mobilité, gestion des risques et logement. Refuser cette réalité reviendrait à ignorer des millions de déplacements quotidiens et leurs conséquences sur la qualité de vie. Insight final : quand un chiffre change, l’agenda des décideurs doit changer aussi.

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Pourquoi le classement a changé : méthodologie ONU et définitions qui comptent pour la population mondiale 2025

Le basculement au sommet du palmarès ne provient pas d’un déplacement soudain de millions de personnes entre villes en un an. D’ailleurs, le rapport 2025 du DAES a introduit une approche plus détaillée pour distinguer villes, villages et zones rurales. Cette méthode repose sur des seuils de population minimum et des critères de densité, par exemple 50 000 habitants et une densité minimale pour qualifier une zone urbaine de « ville ». Le but est d’améliorer la comparabilité entre pays où les découpages administratifs diffèrent fortement.

Pour un lecteur qui suit la croissance démographique, l’enjeu est double : d’un côté, il devient plus simple de mesurer la véritable taille d’une agglomération ; de l’autre, certaines villes gagnent des points dans le classement simplement parce que la grille d’analyse s’adapte mieux à leur configuration spatiale. Dhaka, Jakarta, Tokyo voient leurs chiffres recalculés selon ces critères. Les classements anciens, parfois basés sur des limites administratives strictes, n’offraient pas la même granularité.

Conséquences méthodologiques concrètes

Premier effet : meilleure prise en compte des zones périurbaines. Dans l’aire de Jakarta, de nombreuses communes périphériques répondent désormais aux critères de densité et sont intégrées au total métropolitain. Deuxième effet : harmonisation internationale. Les décideurs peuvent comparer les grands agglomérats sans confondre une « ville » administrative avec une aire urbaine fonctionnelle. Troisième effet : visibilité accrue pour les défis urbains, car un plus grand nombre d’habitants signifie une demande plus forte en services publics.

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Amira remarque ce changement sur le terrain : les autorités parlent de projets régionaux incluant des banlieues qui, auparavant, restaient à l’écart des plans de mobilité. C’est une évolution positive, mais pas automatique : il faut que les moyens suivent. Prise de position : la nouvelle méthodologie est bienvenue car elle force une lecture moins biaisée des statistiques population. Elle ne règle pas les problèmes, mais elle rend les problèmes impossibles à ignorer. Insight final : compter mieux, ce n’est pas résoudre, mais c’est rendre la résolution possible.

Conséquences pour la démographie urbaine et les métropoles mondiales

Le rapport montre que l’Asie concentre la majorité des très grandes villes : neuf des dix premières mégapoles y sont, le Caire étant la seule exception. Le nombre de villes de plus de 10 millions d’habitants a atteint 33 en 2025, contre huit en 1975. Ces chiffres dessinent une transformation profonde de la population urbaine et des priorités politiques.

Quelles conséquences concrètes ? Sur la mobilité d’abord : réseaux saturés et trajets qui s’allongent. Sur l’environnement ensuite : inondations, pollution et pression sur les ressources en eau. Sur le social enfin : inégalités marquées entre quartiers riches et quartiers surpeuplés. Amira vit cette inégalité au quotidien, avec des voisins qui emménagent pour des loyers plus abordables mais au prix d’un accès réduit aux transports.

Une liste d’effets observés sur le terrain :

  • Pression sur les services de santé et d’éducation dans les zones périphériques.
  • Allongement des temps de trajet et augmentation des coûts liés au transport.
  • Accroissement des risques liés au climat, notamment inondations et affaissements.
  • Fragmentation sociale entre quartiers modernisés et zones informelles.

Prise de position : la concentration dans quelques métropoles est un signal politique. Il faut investir dans des solutions qui lient villes et campagnes, soutenir les villes moyennes qui prennent souvent moins d’attention, et orienter des politiques de logement à l’échelle métropolitaine. Insight final : la croissance des grandes villes exige une réponse régionale, pas seulement municipale.

Zoom sur Jakarta : défis, projets et le cas de la future capitale

Jakarta reste le moteur économique de l’Indonésie, mais une grande partie de son dynamisme coexiste avec des fragilités : affaissement des sols dû à la surexploitation des nappes, pollution, embouteillages chroniques. Le gouvernement a lancé le projet de création d’une nouvelle capitale à Nusantara, l’idée étant de désengorger Jakarta. Le coût annoncé du projet atteint plusieurs dizaines de milliards de dollars, et l’achèvement a été reporté plusieurs fois.

Exemples concrets et anecdotes

Amira a connu des jours où son quartier était isolé par des inondations après une saison de pluies violente. Le quotidien devient priorité politique lorsqu’il touche des millions de personnes. Les grands projets — nouvelle capitale, lignes de métro, réserves d’eau — rencontrent des résistances locales et des contraintes financières. D’autres villes dans le monde ont tenté des délocalisations administratives avec des succès mitigés : l’opération peut alléger la présence gouvernementale mais laisse intactes les dynamiques économiques.

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Prise de position : déplacer les institutions n’est pas la seule solution. Il faut améliorer la résilience de Jakarta sur le long terme : restauration des nappes, mobilité régionale, politique foncière. Insight final : le transfert symbolique des institutions doit être accompagné d’investissements sur la vie quotidienne des habitants.

Rang Ville / Aire urbaine Nombre d’habitants (est. 2025)
1 Jakarta ≈ 42 000 000
2 Dhaka ≈ 37 000 000
3 Tokyo ≈ 33 000 000
4 Shanghai ≈ 26–28 000 000
5 Le Caire ≈ 25 000 000

Pour une comparaison inattendue entre attractions urbaines et espaces animaliers, voir les attractions animales en Europe, utile pour penser le tourisme urbain dans des villes très denses.

Perspectives 2030–2050 : quelles trajectoires pour la croissance démographique et les grandes villes ?

Les projections indiquent que la croissance urbaine future sera concentrée dans quelques pays, notamment l’Inde, le Nigeria, le Pakistan, la République démocratique du Congo, l’Égypte, le Bangladesh et l’Éthiopie. Ensemble, ces pays pourraient accueillir plus de 500 millions de citadins supplémentaires d’ici le milieu du siècle. Dhaka est poussé en tête par ces mêmes projections pour devenir la plus grande ville mondiale à l’horizon 2050.

Que retenir pour les décideurs et les acteurs urbains ? D’abord, la nécessité d’anticiper la demande en services de base. Ensuite, le besoin de renforcer les connexions entre villes et zones rurales afin de répartir les opportunités économiques. Enfin, l’attention doit se porter sur les villes moyennes qui peuvent absorber une partie de la croissance sans subir les mêmes contraintes qu’un grand conglomérat métropolitain.

Une liste d’actions prioritaires recommandées pour les administrations locales :

  • Planification métropolitaine intégrée, avec focus sur la mobilité intercommunale.
  • Investissements ciblés en infrastructures d’eau et assainissement.
  • Politiques foncières pour limiter l’expansion informelle et protéger les zones à risque.
  • Soutien aux villes moyennes pour créer des pôles répartis d’emploi et d’éducation.

Prise de position : penser uniquement en termes de mégapoles est une erreur. Il faut une stratégie multiniveaux qui combine densification maîtrisée et renforcement des villes intermédiaires. Insight final : la trajectoire urbaine du XXIe siècle se jouera dans la capacité à transformer la croissance démographique en opportunité partagée, pas en désordre concentré.

Quelle ville était la plus peuplée avant 2025 ?

Avant la mise à jour méthodologique de 2025, Tokyo figurait souvent en tête des classements mondiaux selon plusieurs définitions d’aire urbaine. Le nouveau rapport de l’ONU place Jakarta en tête en raison d’une définition plus fine des agglomérations.

Comment l’ONU définit-elle une ville dans ce rapport ?

Le rapport distingue villes, villages et zones rurales en utilisant des seuils de population et des critères de densité, par exemple pour qualifier une zone urbaine fonctionnelle d’au moins 50 000 habitants et une densité minimale requise.

Jakarta peut-elle gérer 42 millions d’habitants ?

La ville fait face à des défis importants : infrastructures sous pression, risques d’inondation et affaissement. Des projets nationaux existent, dont la construction d’une nouvelle capitale, mais la résilience dépendra d’investissements soutenus et d’une planification métropolitaine cohérente.

La croissance des villes signifie-t-elle la fin des zones rurales ?

Non. Le rapport montre que les villes deviennent centrales, mais de nombreux pays conservent des populations rurales importantes. L’enjeu est de renforcer les liens entre zones urbaines et rurales pour répartir les opportunités.

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